(Hyper)sensibles, Hauts Potentiels

La première étape pour éviter un piège, c’est de connaître son existence…

Ce n’est pas de moi, c’est dans « Dune » de Frank Herbert, un auteur de roman d’anticipation célèbre.

J’aimerais vous expliquer pourquoi cette petite phrase est lourde de sens et pourquoi elle pourrait nous être utile dans la vie.  Elle l’a été dans la mienne en tout cas.  Cette phrase pourrait bien être « la » règle à suivre pour être heureux… Oui !  Rien moins que ça !
Mais même sans aller jusque là, elle pourrait, en tout cas, nous aider à atteindre plus sûrement les objectifs que nous nous sommes fixés et à dépasser nos blocages.

Car en effet, qu’est-ce qui nous empêche d’atteindre ce que notre coeur désire, ce que notre volonté souhaite ?  Dans des cas très rares, la réalité bien sûr. Si on veut traverser une rivière sans se mouiller et qu’il n’y a pas de pont, ce ne sera pas possible, et encore… avec une certaine créativité, on peut y arriver : hélicoptère, avion, catapulte… 😉 pourquoi pas, mais passons, vous voyez ce que je veux dire.  Mais dans tous les autres cas, qu’est-ce qui nous bloque sinon nous-même ?  Qu’est-ce qui nous empêche d’atteindre pas-à-pas ce que nous avons envie d’être ou d’avoir, sinon les croyances qui nous habitent et à qui nous donnons le pouvoir de nous contrôler.  Oui, vous direz-vous, intellectuellement, je comprends ce que ça veux dire… vraiment ?

Ce que je voudrais c’est que vous le viviez en plus de le comprendre, pour en prendre vraiment conscience, car toute la difficulté est là.

Prenons un exemple que nous avons sans doute tous vécus : nous voulons, pour la première fois, faire un gâteau pour épater notre famille à Noël. Conscients de notre manque d’expérience, nous prenons une recette et nous suivons les instructions tant bien que mal.  A la fin, si tout se passe bien, nous pouvons profiter d’un délicieux gâteau et nous bénéficions des compliments de notre famille rassemblée autour du sapin.  Ici, déjà, c’est la reconnaissance de notre ignorance qui nous permet d’avancer, de trouver une solution : une recette, et d’arriver à notre but.

Maintenant, que se passe-t-il si le gâteau est raté, brûlé ou qu’il a un goût écoeurant et qu’il est immangeable ?  Nous avons le choix, et c’est nous qui décidons, nous pouvons en rester là ou pas, « je ne suis pas douée, je vais me cantonner à ce que je sais faire », ou de persévérer et d’essayer encore en prenant peut-être une autre recette, ou demander de l’aide à un ami qui s’y connaît, etc.  Que pensez-vous qu’il arrivera si vous n’abandonnez pas et que vous faites des essais successifs ?  Je vous entends tous en choeur me répondre : « Ben je réussirai mon gâteau évidemment ! »  Oui, ça ne fait aucun doute.

Dans une autre vie, j’ai suivi des cours du soir pour devenir comptable, j’avais en plus un travail à plein temps très exigeant.  Je me souviens très bien de ce que m’a dit mon professeur de Droit des Sociétés lors de notre tout premier cours ensemble, je ne l’oublierai jamais.  Il a dit : « Si vous persévérez, vous réussirez, il n’y a que ceux qui abandonnent qui ratent. »  J’ai vraiment, à ce moment-là, pris pleinement conscience de ce que ça voulait dire.  En effet, même si ça devait me prendre plusieurs années, même si je devais recommencer certains cours, voire aller dans une autre école; si je voulais vraiment ce diplôme, je l’aurais !  Et je l’ai eu.
Certains me diront que c’est la confiance qu’on a en soi qui va ici intervenir… peut-être… peut-être pas… le problème de la confiance en soi, c’est qu’on n’y a pas vraiment accès «comme ça !» d’un claquement de doigts, n’est-ce pas ?  Elle se construit petit à petit avec nos réussites.  Et si c’était la simple reconnaissance de nos lacunes, complètement factuelles, qui était ici la solution ?  Bien sûr, dans notre for intérieur, nous ne voulons pas toujours reconnaître que nous ne savons pas, nous n’acceptons pas cette réalité.

Quand il s’agit de faire un gâteau, notre amour-propre n’est pas fortement ébranlé si nous devons admettre que nous ne savons pas… et encore, pour certaines personnes, ça pourrait très bien être le cas.  Que ce soit anodin pour certains n’est pas important.  Ce qui doit attirer notre vigilance, c’est si c’est important pour nous ou pas.  Accepter, c’est facile quand rien d’important n’est en jeu.
Prenons un autre exemple.  Si ma soeur fait des gâteaux de ouf avec des décorations de pros, que tout le monde la félicite à chaque bouchée et que moi, quand je produis une croûte plus ou moins carbonisée, je n’ai certainement pas la même reconnaissance, voire des critiques, et je vais certainement éprouver une grande frustration de ne pas briller.  Qu’est-ce qui crée cette frustration ?  Le déni de la réalité.  Je ne veux pas admettre que j’ai cramé mon gâteau et qu’il n’est tout simplement pas bon.  Si je ne veux pas voir cette réalité, et que je ne vois que la réaction des autres, non seulement je ne pourrai pas m’améliorer mais en plus, je me trompe d’objectif.  Car ce n’est pas faire de bons gâteaux que je veux, c’est obtenir de la reconnaissance des autres, au même titre que ma soeur.  Qu’est-ce qui m’empêche de dépasser ce sentiment de jalousie, c’est le déni de mes besoins.  Je pourrais très bien amener une magnifique composition florale ou jouer un morceau de musique avec brio, ou quels que soient mes talents, les exploiter et ainsi atteindre l’objectif que je me suis fixé, ç.-à-d. de compter, de faire quelque chose que les autres admirerons, mais si je reste aveugle à la réalité, à ce qui est et que je ne l’accepte pas, je ne pourrai pas dépasser ce stade.

La première étape pour éviter un piège, c’est d’accepter qu’il existe, ne pas se voiler la face et regarder les choses telles qu’elles sont, et c’est seulement à ce moment-là, qu’on pourra trouver une solution et avancer.

Si dans notre vie, nous nous sentons bloqué, nous restons dans un sentiment de tristesse ou de colère, nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi, posons-nous cette simple question : qu’est-ce que je ne veux pas voir ?  Qu’est-ce que mon amour-propre veut me cacher ?  Car, notre amour-propre est parfois notre ennemi, il ne veut pas que nous soyons imparfaits.  C’est la raison pour laquelle, il nous joue des tours et nous empêche de voir ce qui pourrait lui faire du tort.

Soyez vigilant mes amis et si vous avez des découvertes à faire partager, n’hésitez pas, je serais ravie d’avoir vos commentaires et d’y répondre.

A bientôt et soyez lumineux !

Geneviève

Lecture conseillée :
Un Grain de Sagesse, Arnaud Desjardins https://www.amazon.fr/grain-sagesse-Arnaud-Desjardins/dp/2710300710

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